7h20 sur RMC Les deux partis se sont livrés hier à une intense guerre de communiqués, chacun niant avoir passé un accord secret avec l’autre. Tout est parti de L’Express, qui a affirmé que les deux formations s’étaient entendues localement sur le maintien de la candidate socialiste Catherine Arkilovitch, au deuxième tour de la législative dans la 3ème circonscription du Vaucluse. Ce qui aurait permis à Marion Maréchal-Le Pen de devenir députée, en battant l’UMP Jean-Michel Ferrand. En échange de quoi, le FN se serait retiré dans une autre circonscription pour favoriser le PS. Ce qui ne s’est pas produit. Et rend l’histoire un peu bancale. Alors, vrai ou faux ? Le deal a-t-il vraiment eu lieu ? L’Express fonde son récit sur le témoignage de socialistes locaux, des repentis en quelque sorte, qui seraient allés contre la volonté de la 1ere secrétaire d’alors, Martine Aubry. Un représentant du parti, Jacques Mancel, est allé même enquêter sur place. Une mission de routine, assure la rue de Solferino Que dit la direction du PS de toute cette affaire ? Christophe Borgel accuse l’UMP d’être à l’origine de ce qu’il appelle une opération d’intoxication. Le secrétaire national aux élections du PS rappelle que Catherine Arkilovitch a été exclue pour s’être maintenue l’an dernier. Et que le FN dans l’autre circonscription a appelé à voter UMP. Il n’y a donc pas eu de deal, selon lui. La réalité est simple, conclut Borgel : « le Parti socialiste a toujours appelé à battre le FN, là où l'UMP est dans le ni- ni ». D
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